Anne… la maison aux pignons verts : entre rires et souvenirs

Passer de l’adolescence à l’âge adulte est parfois semé d’embûches, particulièrement pour une Anne, sortant de l’orphelinat et accueillie par une nouvelle famille. Le célèbre roman de Lucy Maud Montgomery écrit en 1908, mis en scène au Théâtre Denise-Pelletier, a été auparavant repris en films, téléfilms et dessins animés. Classique histoire de la petite orpheline d’Avonlea bravant toutes les tempêtes avec optimisme, candeur et poésie, cette histoire ravira petits comme grands.

Anne…ou la nostalgie de l’enfance

Sur scène, les spectateurs savourent ce moment comme une crème glacée. Lorsque la langue lèche enfin cet arôme tant attendu, les yeux se ferment. Les souvenirs déferlent, accompagnés de rires d’enfant. Une heure trente sans entracte où la vie d’Anne…la maison aux pignons verts est racontée, de son arrivée à Green Gables jusqu’à sa sortie du collège.

Au départ, Matthew et sa sœur Marilla désiraient adopter un garçon pour les travaux de la ferme. À la gare, Matthew arrive. Surprise, c’est une petite fille rousse aux grands yeux verts-gris et aux manières excentriques qui l’attende. Malgré l’erreur de l’orphelinat, sa sœur et lui sont pris d’affection pour cette jeune fille attachante et décident de la garder.

Anne Shirley (Paméla Dumont), 12 ans, a l’imagination fertile et la langue délicieusement déliée. Elle exprime avec des images poétiques, sa réalité ou des histoires qu’elle aime raconter à ses amis, particulièrement son âme sœur, Diana (Clara Prévost Dubé). Elle déteste surtout ses cheveux « poil de carotte » comme le dit si bien son ennemi Gilbert Blythe (Steve Gagnon). Naïve, elle ne sait pas encore que ses cheveux font partie intégrante de sa personnalité flamboyante.

L’histoire traite d’amitié, de jugement, d’optimisme et de la détermination pour faire face aux épreuves de la vie, tout en étant joliment semé par la poésie et d’imagination.

Anne et la maison aux pignons verts - Mazrou

© Julia C. Vona-Juno

Anne s’invite au théâtre

Frédéric Bélanger signe une mise en scène remplie de petits détails qui replonge le spectateur dans l’univers de l’auteur d’Anne la maison aux pignons verts. Ses personnages sont attachants, drôles et caricaturaux. La musique rappelle celle du dessin animé, douce et invitante à l’aventure.

Paméla Dumont s’avère attachante dans son interprétation d’Anne : son jeu, sa candeur et sa voix sont justes. Les autres comédiens, alliant différents rôles durant la pièce, jouent aussi avec beaucoup de justesse et d’humour. La magie de la chimie du groupe opère.

Le décor, malgré le peu d’espace, permet aux spectateurs de bien visualiser les scènes et aux comédiens de se déplacer dans différents endroits. Aussi, les objets sont souvent réutilisés à différentes vocations. Même le programme a intégré l’univers de la pièce, un joli clin d’œil pour le spectateur averti.

Produit par le Théâtre Advienne que pourra, cette pièce est un cadeau « d’avant Noël » qui divertira petits et grands enfants, à l’affiche jusqu’au 22 décembre au Théâtre Denise-Pelletier, salle Fred-Barry.

Martine Robergeau

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