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Je préfère qu’on reste amis – confusion intime

par Thomas Campbell

Je préfère qu’on reste amis boucle la saison du Théâtre du Rideau Vert sur une touche légère pleine de bons sentiments. Une comédie romantique sans prétention pour un bon moment de divertissement estival.

Claudine partage une amitié fusionnelle avec Jean-Dimitri dont elle est secrètement amoureuse depuis plus de cinq ans. Ensemble, ils vivent de beaux moments de complicité. Un soir, Cloclo se décide enfin à dévoiler son amour à son meilleur ami. Mais sa déclaration est le maillon d’une surprenante chaîne de révélations aussi drôles qu’imprévues.

Je préfère qu’on reste amis reprend l’éternel débat sur la relation homme/femme où le rapport de séduction empiète parfois sur les liens amicaux. Si la pièce repose sur une mécanique assez simple, entre apparences et faux semblants, elle rappelle combien notre société est obsédée par le besoin de plaire. Claudine aimerait être désirable aux yeux d’un Jean-Dimitri qui voudrait projeter une image de bellâtre sans failles. Ils sont tous les deux prisonniers des non-dits et des mensonges jusqu’à ce que la vérité éclate.

Je préfère qu'on reste amis

© David Ospina

Des amis fusionnels

Geneviève Schmidt est une pétillante fleuriste à l’étroit dans son statut de confidente, tendre et compréhensive. Crédible, la comédienne brille par son naturel et son sens de la répartie qui collent bien à sa personnalité. Elle prouve au passage que les rondeurs ne sont pas un frein au charme et à la séduction. Son rôle attendrit le spectateur qui la trouve tour à tour amusante et attachante, surtout dans ses transitions musicales. Quant à Patrick Hivon, il campe un meilleur ami charmeur et beau parleur qui nous réserve quelques surprises.

Sur scène, la complicité des deux comédiens cimente ce duo fraternel. Ils s’amusent, se taquinent et se comprennent comme le font de vrais amis. Il devient alors plus facile d’imaginer leur situation, surtout dans les séquences en apartés qui donnent l’illusion de partager l’intimité des personnages.

Une pièce rafraîchissante

Je préfère qu’on reste amis nous amène sur un terrain familier, celui de la confusion des sentiments. Un contexte où chacun pourra se reconnaître, voire s’interroger sur ses propres amitiés. Denise Filiatrault signe une mise en scène simple et efficace, portée par un texte de Laurent Ruquier aux répliques bien calibrées. Cette comédie se déguste comme une bonne coupe de champagne, à la fois euphorisante et effervescente.

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