Home Cinéma Top 5 du FNC de William

Top 5 du FNC de William

par William Babin

La fin de session fut brutale, le FNC fut génial!

J’ai vu une bonne quinzaine de films et force est d’admettre que le FNC était vraiment de qualité cette année. Je n’ai pas été déçu et j’ai passé de beaux moments à me gratter le cuir chevelu à la recherche de questions devant des films complexes et exigeants.

Voici un top 5 et des pinottes

The Florida Project de Sean Baker

Générique. Les gens sortent de leur siège ébranlés. J’essuie mes larmes viriles à la va-vite pour cacher ce débordement d’émotions qu’on ne saurait voir. Je me retourne et tousse un peu pour retrouver ma voix d’homme qui ne pleure pas et je prononce d’une voix qui se casse : ouin ben s’ta ben ben beau c’te film là.

Mon pathnai Mathieu de me répondre les yeux humides et rougis : ouain c’tai ben beau snif snif…

Devant ce malaise généré par des émotions fortuites suite au long métrage touchant et somptueux de Baker,  mon ami et moi nous nous sommes retrouvés dehors ne sachant que dire.

Gars, c’est juste tellement beau… l’enfance tsé, comme t’es genre innocent.

– ouais man…

(silence de 45 minutes)

mais tsé la p’tite fille, a l’a pas choisi sa mère, c’pas ça faute….

– pis a fait ce qu’a peut elle… c’est pas une bonne mère mais tsé… elle l’aime sa fille…

– Oui

S’ensuit un long moment ne pouvant qu’avoir une trame sonore chantée par Elliot Smith, où mon compagnon et moi marchions sous la bruine sur St-Catherine à une heure du matin cherchant une réponse à nos questions, et aussi une place qui sert de la bouffe sans gluten parce que bon, mon ami c’pas d’sa faute, mais y peut pu manger de gluten.

Le film est un gros flashback sur l’innocence de l’enfance, la joie d’être sans supervision parentale. La photographie aux couleurs pastel est géniale et prend le point de vue des kids. L’histoire simple d’une jeune fille dans un motel ringard proche de Walt Disney World en Floride n’est  qu’une excuse pour nous présenter la meilleure actrice de la vie, Brooklynn Prince. Cette petite fille de 7 ans s’est emparée de mon cœur. Attachante, drôle, étonnante. Je veux devenir son ami et l’écouter me raconter ses journées en mangeant un sunday extra chocolat. Wilhem Dafoe joue ici un gentil. En fait, le dernier des gentils. Il donne l’impression d’être un homme débordé qui essaie juste d’être un chic type. Le genre de gars qui vient t’aider à déménager, sans te demander rien en retour sauf une bonne poignée de main.

Je n’aurais pas voulu que le film se termine. Certains diront que le film est dur, ou troublant, de mon côté  je retiens la joie de Moonee qui va voir des vaches, fout le feu à un motel abandonné, crache sur le char d’une grosse madame latina puis mange de la crème glacée en agaçant Wilhem Dafoe.

Un coup de cœur, un des meilleurs films que j’ai vus cette année.

Note Babinienne: 10/10 That’s right, a perfect score !

 

Rétrospective Hélène Cattet et Bruno Forzani

 

Le FNC nous proposait cette année une rétrospective de nouveau Giallo du couple de réalisateurs Cattet et Forzani. Étant un amateur fini des gialli j’ai tout été voir. L’entièreté de leur filmographie, passant par tous leurs courts métrages, une classe de maître et leurs trois longs métrages. Je ne suis plus le même homme depuis. J’ai commencé par L’étrange couleur des larmes de ton corps et les copains, ce fut brutal. N’étant pas familier avec le style de l’oeuvre du couple, j’ai été bombardé par leur film. L’étrange couleur raconte l’histoire d’un homme qui revient d’un voyage d’affaires et constate que sa femme a disparu. L’homme habite dans un bloc appartements baroque et immense où le mystère ne plane pas, il y réside. Des gens dans les murs, des voyeurs qui filment les locataires dans leur intimité, des femmes nues assassinées, des gants de cuir et des rasoirs fusent de partout. Pour aider à comprendre le style, imaginez un moment clé d’un film qui est fulgurant d’esthétisme, jeux de caméra, filtre de couleurs, bruitage dérangeant.  Ce moment est toujours un point fort du film. Cette fois-ci, dans l’oeuvre de Forzani et Cattet, le film n’est construit que de ces moments. Stop-motion, caméra subjective, ralentis, ruptures d’échelles, bruitage omniprésent, montage efficace et schizophrène, tous nos sens sont attaqués par les films du couple.

En sortant du film, j’étais perplexe et troublé. Mais qu’est-ce que je venais de voir ? Qui était qui et pourquoi il faisait quoi… Que de questions. Suite à une cigarette sous la pluie à la recherche de réponses. Arrivé chez moi, je me suis plongé dans mes dictionnaires de symboles et mes livres d’analyse du cinéma italien d’horreur. J’allais y passer un bon 4 heures. Soudain j’ai réalisé, si je passe autant de temps à réfléchir, analyser et me gratter la tête furieusement pour comprendre le film, c’est qu’il me tient. Le film m’a obsédé. J’ai alors décidé de prendre une deuxième portion, puis une autre et une autre.
Après avoir vu l’entièreté des courts métrages et leur premier long métrage, j’étais un peu plus à l’aise. Puis, lors de la classe de maître, j’ai eu la chance de discuter un peu avec les réalisateurs et je peux maintenant dire en confiance que j’adore leurs films, et je suis un nouveau fan.

Le cinéma du duo est tout en texture et un pur délice pour les yeux. Mettant les dialogues de côté, les films sont étourdissants et s’amusent à désorienter les spectateurs. Les films ont tous des trames sonores incroyables. Des titres de films italiens des années 70 sont repris et les fins connaisseurs pourront s’amuser à créer des liens avec d’autres films En lien avec ce choix Bruno Forzani indique : «Nous prenons aussi un certain plaisir à partager des pièces tirées de films méconnus, un peu plus mineurs, dans l’espoir de les faire découvrir. Mais il faut toujours qu’elles nous inspirent des séquences. C’est souvent la musique qui nous donne des idées, qui fait naître des images, des scènes… Mais nous ajoutons toujours la musique après avoir complété le montage-image, parce que nous ne voulons pas que ce soit elle qui vienne guider le rythme du montage. (…) Lorsque j’ai découvert le giallo, lorsque j’ai «écouté» ces films pour la première fois, j’ai été marqué par la musique. Elle y est aussi importante que l’image, que la mise en scène. La musique forge notre souvenir de ces films, et je crois qu’elle est liée, dans un certain inconscient populaire, à un imaginaire collectif du cinéma de genre italien. Les gens pensent à Sergio Leone quand ils entendent Morricone. Il s’agit d’une association très forte dans l’esprit des spectateurs. Je pense que même si les gens ne connaissent pas ces films, même s’ils ne les ont jamais vus, ils saisissent la référence. Ces pièces sont tout de même rattachées, de manière claire, au cinéma de genre de cette époque-là. La musique devient un élément indispensable quand on désire créer des univers atemporels, des films sur la nostalgie. »[1]

Amer, premier film du couple est divisé en trois parties. L’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. Le passage d’une partie à l’autre n’est pas toujours super smooth, mais le tout fonctionne.

Une jeune fille trouve le cadavre de son grand-père et lui vole un bijou. Elle se fait alors poursuivre par une ombre menaçante. Ce début est excessivement bien réussi, angoissant, anxiogène et tout bonnement épeurant quel’criss, on sent l’hommage à Suspiria.
Puis l’adolescence, cette partie est un peu moins bien intégrée selon moi. On sent que la jeune fille s’éveille à la sexualité. Les très gros plans nous bombardent de différentes parties de son corps, lèvres, cuisses; on aperçoit même la chair de poule apparaître sur la nuque de la jeune fille. Le tout est axé sur le ressenti. Puis finalement, la troisième et dernière partie, l’âge adulte. La jeune fille qui est maintenant femme revient à la maison. On retrouve la demeure du début, mais elle est maintenant abandonnée et en piteux état. Un homme ganté et vêtu que de noir rôde. La femme est terrifiée. Va-t-elle survivre ? Cette dernière partie est bien ficelée. Les scènes extérieures durant la nuit sont sublimes. J’ai eu l’impression de revoir Torso de Sergio Martino que je conseille fortement aux plus aventureux.

Pour finir, Laissez bronzer les cadavres. Bien que faisant référence lui aussi à l’univers des gialli, est plus ancré dans celui des westerns italiens. Le film est rempli de très gros plans sur les yeux plissés. Le soleil  est omniprésent et on a affaire à un jeu de chat et la souris entre des hors-la-loi et des policiers. Suite à un vol, des brigands se réfugient dans un repère en ruines. Suite à quelques accrochages, les criminels sont pris au piège et nous avons droit à un huis clos psychédélique et étouffant. Le film démontre bien la progression du couple et une incroyable maîtrise de leur grammaire cinématographique.

Bien heureux que le FNC propose des films qui sont parfois jugés «de genre». La diversité était réellement présente cette année pour mon plus grand plaisir.

Note babinienne:

Amer : 8.2/10

L’étrange couleur des larmes de ton corps : 9/10

Laissez bronzer les cadavres: 8/10

 

The killing of a sacred deer de Yorgos Lanthimos

Dogtooth, un des premiers long métrages de Yorgos Lanthimos est un film que j’adore.

The killing of a sacred deer, son nouveau film est froid, clinique, étouffant et anxiogène.

Colin Farrell, qui avait joué dans The Lobster de Lanthimos, revient dans le rôle aseptisé et étrange de Steven, le chirurgien aux belles mains (the real ones will get it.) Steven est ami avec un garçon étrange. Un jour  ce dernier lui indique qu’il devra tuer un des membres de sa famille où ils mourront tous. Devant cet ultimatum, Steven ne croit qu’à une très mauvaise blague, mais peu à peu il se rend contre que le jeune homme disait vrai, car ses enfants deviennent malades … Que faire?  S’ensuit une cascade de moments étranges, grotesques et envoûtants où les membres de la famille réagissent tous comme on peut réagir quand on apprend que le patriarche va tuer l’un d’entre nous.

Nicole Kidman, la mère, est froide et distinguée. Dans le rôle des enfants du chirurgien les deux jeunes acteurs; Sunny Suljic et Raffey Cassidy sont plus que crédibles. Puis le jeune acteur irlandais Barry Keoghan joue le rôle de Martin, l’inquiétant jeune homme qui chambarde la vie de Steven. Le jeune acteur, que l’on a pu voir aussi dans Dunkirk, est surprenant. A de nombreuses reprises, il m’a donné quelques sueurs froides et j’ai souhaité ne jamais être seul dans un ascenseur avec lui malgré ses jolis yeux turquoise.

Le film n’est pas à proprement parler un film d’horreur, mais il utilise plusieurs de ses codes (long travelling, musique angoissante…) Un film prenant et qui garantit d’animer des débats genre : Mais kossé qui veut dire c’te film là batinsse ?!

Note babinienne 8.5/10

Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve

Disons-le tout de suite, Blade Runner 2049 est visuellement un des plus beaux films que j’ai vu de ma vie.  Haut en couleur, en textures et en motifs le film est un bisou pour les yeux. Par contre, j’ai été un peu déçu par la trame narrative. Un scénario légerement fatigué qui nous sort des vieux stéréotypes maganés de la vie :  «Salut Ryan Gosling, nous sommes des répliquants et nous formons un regroupement de rebelles contre les méchants humains pas fins. Nous t’avons sauvé d’une mort certaine et jamais plus tu nous reverras lors du film. Nous n’étions qu’un moyen de faire progresser l’histoire et non pas un élément important et utile, au revoir.» Ryan Gosling est en mode «je suis cool et fuckin impassible», Jared Leto surjoue et nous offre un méchant très bof et sous-utilisé. Mackenzie Davis et Ana de Armas sont jolies et efficaces dans leurs rôles de femmes fatales. Sylvia Hoeks dans le rôle de Luv est excellente, brutale, gracieuse et mécanique. Elle nous offre une méchante du genre «Terminator» que rien n’arrêtera. Si l’histoire était quelque peu bancale, l’enveloppe esthétique et le fan service  étaient tellement merveilleux que je ne peux absolument pas dire que je n’ai pas aimé le film. Je l’ai même vraiment apprécié. J’en ai juste un peu contre les articles qui proclament que c’est un des films les plus «intelligents» d’Hollywood depuis des lustres (shit avez-vous juste écouté Grown ups 2 en boucle guys? À part tous les films de super héros, on a eu droit à plein de films brillants récemment! Nocturnal Animals, Neon Demon, Room, Birdman, Get Out… Plusieurs films nous présentant des histoires profondes et exigeantes psychologiquement.) Les articles prétendant que Blade Runner 2049 est supérieur à l’original ont surement été écrits par mégarde ou auto-correcteur malicieux. Je reconnais que revoir Harrison Ford était vraiment génial par contre. Tout comme dans Star Wars : The Force Awaken dès que je l’ai vu j’ai souri comme un enfant, incapable de contenir ma joie. Blade Runner 2049 est excellent, divertissant, et propose une réflexion sur ce que c’est d’être humain. Il nous en met plein la vue, mais ce n’est pas un film parfait comme certains prétendent. Je me demande ce que le film aurait été si Denis Villeneuve avait eu une carte blanche complète sans les restrictions qui viennent avec les films à gros budget ($150,000,000 quand même ce n’est pas rien !). Tout de même un très beau film que j’ai bien apprécié.

Note Babinienne: 8/10

 

Les Affamés de Robin Aubert

Il est parfois difficile d’écrire pourquoi j’ai apprécié un film en texte continu, et c’est particulièrement le cas avec celui-ci dont voici en bullet point. Pourquoi Les Affamés est le meilleur film de zombies québécois… bon ok, le meilleur film de zombies de l’année tient.

–      Steeve Desrosiers nous fout une claque visuellement, même dans la noirceur le film est lisible et prenant.

–      Marc-André Grondin en anti-héros, est vraiment  attachant. On ne sait pas grand-chose sur lui, mais tout de suite on veut le suivre, on veut sa réussite.

–      Les personnages féminins sont forts et crédibles. Trop souvent dans les films d’horreur les personnages féminins sont là pour 1) être une victime 2) être jolie. Ici on a le droit à  5 personnages féminins importants. Deux dames âgées qui font des awesome cornichons avec peut-être un peu trop d’aneth, une femme d’affaires qui manie la machette comme pas une, une fille armée d’un accordéon puis finalement une toute jeune fille. Non seulement les personnages sont encore une fois attachants et crédibles, mais ils sont incroyablement variés et ne donne pas l’impression d’avoir été écrit pour un check list (vielle madame, check; chicks, check,  tite fille check; gars noir, check.)

–      Le gore, juste assez pour le vrai gourmet d’hémoglobine et pas trop pour ceux qui se cachent les yeux devant une goutte de sang.

L’histoire ne prend pas de détour, le film commence et les zombies sont là. Pourquoi ? Ce n’est pas grave, on s’intéresse ici au côté humain et aux répercussions de l’épidémie. Bien fier de ce film québécois une réussite sur toute la ligne.

Note Babinienne : 9/10

Le grand silence de Sergio Corbucci

 

1898, dans des contrées glaciales un homme muet défend une jeune veuve et un village contre un groupe de tueurs à gages. Un film sombre malgré le blanc omniprésent, et qui surprend malgré ses codes très typés du western.

J’ai toujours aimé les films qui se déroulent dans un espace enneigé (The thing, Misery, Cold prey) The hateful eight  de Tarantino m’avait impressionné. «Un western enneigé» !? moi qui croyais que Tarantino était un génie qui inventait le paw paw et bonhomme de neige…  Sergio Corbucci already did it! Et pas avec n’importe qui! Un beau Jean-Louis Trintignant en pistolero muet qui parcourt les plaines gelées des États-Unis, vengeant la veuve et l’orphelin et un Klaus Kinski en méchant charismatique et cruel. J’adore Kinski, il est de ces gens fous qui savent canaliser leur folie dans un médium artistique avec brio. Le chassé-croisé des deux personnages sur paysage blanc est sublime. La trame sonore d’Ennio Morricone, bien que différente de celles auxquelles il nous a habitués, est excellente, enivrante.  J’ai eu la chance de visionner le film en restauration 4K et j’espère voir sortir cette version sur Blu-Ray bientôt.

Note Babinienne: 9/10

En rafale

Gates of Flesh de Seijun Suzuki

Gates of flesh nous présente des femmes qui vendent leurs corps suite à la Deuxième Guerre mondiale dans un Japon maganné. Les relations avec les G.I américains sont tendues et souvent la violence éclate. Un prêtre afro-américain tente de ramener une jeune prostituée à l’église. Mal lui en prit, elle lui sautera dessus et couchera avec lui, laissant le pauvre homme de foi pleurer en se rhabillant lentement. Film nihiliste et poétique j’ai réellement apprécié ce film accessible de Suzuki (attention à  son fameux Branded to kill les cocos, c’est pas pour tout le monde.) met de l’avant des décors réussis et des effets stylistiques étonnants. Le film a été ma première rencontre avec le spécial Joe Shishido. Tout le long, sa drôle de tronche me laissait perplexe. Il a l’air d’un chipmunk impossible de ne pas fixer sa face magique. Après le film, je me suis informé, il s’est fait augmenter les joues chirurgicalement durant les années 50 et ouais, voilà ça donne ça

Un petit avant après pour les curieux: :

Note Babinienne: 8.3/10

Face to Face de Sergio Sollima

Excellent western qui trempe dans le politique. Gian Maria Volontè est un enseignant et doit pour cause de santé, quitter son emploi. Il tombe sur Thomas Millian, qui joue un criminel charismatique. ( arborant toutefois la plus horrible chevelure qui n’a d’égale que celle de Franco Néro dans Keoma). Peu à peu, on réalise que le gentil enseignant n’est pas tout blanc. Il sombre progressivement vers le côté sombre de la criminalité.

Note Babinienne : 8/10

Keoma d’ Enzo G. Castellari

Western poétique sur la rédemption qui flirt avec des thématiques difficiles comme le racisme, Keoma est un petit bonbon. Parfois trop sucré, le film nous balance la pire trame sonore jamais entendue. Franco Nero explique qu’il avait pensé à Leonard Cohen en cherchant la musique pour le film. Par manque de budget, on a droit à un homme qui narre ce qui se passe à l’écran avec une voix neutre comme c’est pas permis et un fort accent italien. Puis, quand c’est pas notre Léonardo Cohenidio qui nous en beurre épais, c’est une femme à la voix cassée qui hurle KEOMA KEEEEOOOMA pour nous rappeler le titre du film et le nom du protagoniste au cas où on l’aurait oublié. Sublime! Pour vous démontrer la puissance du film voici le commentaire youtube de ce merveillleux Kano Lano: «THIS MOVIE IS A TRUE MASTERPIECE, HAS A SOUNDTRACK FANTASTIC, sets and environments SUPERB, interpretations FABULOUS, ONE STORY formidable, WITH A MESSAGE VERY CURRENT against discrimination, against exploitation, IS A HYMN freedom is COURAGE OF A BE HUMAN, The mESTIZO OF INDIO keoma, THAT’S ALL FOR ALL.»
#word

 Note Babinienne: 100/10 ( en toute vérité un bon 7.9/10)

Et voilà ! Désolé pour le délai, je me devais de digérer tous ces films.
Alors à l’année prochaine !

[1] Alexandre Fontaine Rousseau « Entretien avec Bruno Forzani. » 24 images 174 (2015): 29–30.

You may also like