Home Cinéma 2019: Après la chute de Fantasia

2019: Après la chute de Fantasia

par William Babin

The gangster the cop the devil

Les thrillers de vengeance coréens sont nombreux et celui-ci  est  excellent. Efficace, bien filmé, acteurs convaincants, le film est un genre de buddy cop movie, violent et bien ficelé.
Plusieurs personnes sont tuées et le modus operendi est toujours le même. Un chef de gangster se fait alors attaquer par ce tueur en série, mais survit. Un policier tête brulée travaillera donc avec le gangster pour former une alliance surprenante, mais efficace. Malgré quelques moments frustrants vers la fin, le film est très agréable. Les scènes d’actions sont nerveuses, l’humour saupoudre bien le récit et fait mouche. Encore une fois, Ma Dong-Seok est impressionnant. Cet acteur à un charisme qui crève l’écran ! Chaque coup, claque voir pichenotte qu’il sert à des mécréants me faisait sourire comme un jeune ado qui écoute la WWE et y croit. Sans être un film surprenant, j’ai passé un très bon moment et le recommande aux amateurs de thrillers policiers.

8/10

Joe Bob Briggs How Rednecks saved Hollywood

La conférence de Joe Bob Briggs était excessivement intéressante et y’avait plein d’infos que je ne savais pas, que je voulais savoir.

Malgré quelques problèmes de micro, la soirée que j’ai passée en compagnie de Joe Bob m’a rempli de bonheur. Sorte de figure intemporelle du drive-in et animateur de marathon de films, Joe Bob Briggs est un personnage très intéressant que tu as peut-être vu furtivement dans Casino de Scorsese. Dans sa conférence, Joe Bob nous définit premièrement le terme rednecks pour discuter de manière exhaustive des apparitions de ce personnage qu’est le redneck dans le cinéma commercial et d’exploitation. Une agréable soirée passée avec un homme fort intéressant.

Boxer’s omen

Sorte de film de kung-fu/horreur/combat de shaman qui mâchouille des vieilles bananes et les recrache. Il les met ensuite dans le ventre d’un alligator géant mort pour ensuite créer à partir de cette pâte dégueulasse, une femme guerrière, couverte de chenilles. Ce film est un pur trip de LSD. J’ai ri, j’ai dit Bon Dieu de bon soir et j’ai regardé mon compagnon de visionnement en lâchant des «ben voyons donc» ! Film provenant des Shawn Brothers, The boxer’s omen raconte l’histoire de… Écoute honnêtement je m’en rappelle plus vraiment et c’est vraiment pas l’essentiel. Les couleurs, les effets spéciaux de fou, des squelettes de chauve-souris en stop motion, les sorciers weird qui préparent des potions, qui demandent toujours d’ingurgiter quelque chose de fucking nasty et de le remâcher pour que ça marche… Vraiment, c’est un excellent film à écouter, mais bien important de mettre son cerveau à off !

69/10

J’apprécie toujours voir des films d’une autre époque sur grand écran, et Fantasia nous offre toujours des films de cette catégorie. Cette année c’était The Crow d’Alex Proyas présenté en 35 millimètres et First Blood de Ted Kotcheff, qui m’ont interpellé.

The Crow:

Un des premiers films de super-héros dark et serieux. The crow raconte l’histoire d’Éric Draven et sa vengeance post-mortem. Suite au viol et au meurtre de sa femme, un homme revient des morts pour tuer ceux qui lui ont fait tout perdre. L’univers présenté dans le film est tout bonnement incroyable, sorte de mélange entre un Détroit abandonné et la ville de Blade Runner, The crow est un bonbon pour les yeux et un film tragique qui se doit d’être vu sur grand écran. Un gros merci à Fantasia de nous le présenter en 35 millimètres !

9/10

First Blood:

Pour ceux qui s’attendent à un film de gros bras avec plein de tueries, vous allez être surpris. First Blood (ou Rambo 1) est un film touchant et lourd. De retour du Vietnam où il était un béret vert, Rambo se retrouve dans la ville de Hope (qui ne porte définitivement pas bien son nom) pour chercher un ancien compagnon de guerre. Avec son air de bohème musclé,  il se fait remarquer par le shérif de la ville qui le prend en grippe. Abus de pouvoir, violence policière et pouf, Rambo se retrouve contre un paquet de policiers non professionnels et aux capacités limitées, à ses trousses. La restauration effectuée par Studio Canal était sublime. Nous avons eu la chance de rencontrer le réalisateur du film, Ted Kotcheff, qui était présent.

8.5/10

The lodge 

Second film du duo Veronika Franz, Severin Fiala après leur magnifique Goodnight mommy, The Lodge revisite la thématique de l’isolement et des relations familiales.  Suite au suicide de leur mère, deux jeunes enfants se retrouvent dans un chalet isolé avec leur belle-mère. Peu à peu les choses dérapent, et bientôt, ils n’ont plus de nourriture, de vêtements et de moyens de communication. La jeune belle-mère a elle aussi vécu un traumatisme durant son enfance. Elle est la seule survivante  d’un suicide collectif de la secte religieuse menée par son père. Bref, de belles vacances en perspective ! Le film tourné au Québec est sublime. La direction photo oppressante de Thimios Bakatakis, qui travaille aussi sur les films de Yorgos Lanthimos depuis son excellent Dogtooth, est parfaite. Visuellement le film est tout bonnement divin. Si après un premier tiers très prenant et lourd, le film est prometteur, les deux autres tiers sont frustrants et prévisibles. Le scénario fait preuve de plusieurs moments illogiques et non crédibles. On nous balance un punch/twist qui n’en est pas vraiment un. La thématique religieuse du film est sous-utilisée et ne sert qu’à faire spooky. Un plat visuellement somptueux, mais qui laisse un arrière-goût après le repas.

6.5/10

Et voilà, si je n’ai qu’une chose à faire c’est voir plus de courts métrages,car pour le peu que j’ai vus ils étaient tous excellents ! (un gros shout out à Mélopée de Alexis Fortier Gauthier  qui était vraiment bien !)

You may also like