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Retour Sur le FNC - Mazrou | Lifestyle Blog
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Le FNC est fini, un autre automne rempli de films éclectiques et rafraîchissants, qui se termine. L’hiver froid et austère se pointe le nez, mais j’ai de doux souvenirs de films qui m’ont marqué durant le festival pour me tenir au chaud.

 

 

Jojo Rabbit

Comédie touchante de Taika Waititi mettant en vedette un petit garçon fan du mouvement nazi, en pleine deuxième guerre mondiale. Jojo a pour ami imaginaire Hitler, rien de moins. Les blagues ici ne tombent pas dans le bête effet-choc ou méchant, mais plutôt dans la polissonnerie. Hitler est un être narcissique et coquin et vient souvent donner de mauvais conseils à Jojo. Un jour, il découvre une jeune fille juive cachée entre les murs de sa maison. Il devrait la dénoncer, mais ne le fait pas. Et si les Juifs n’étaient pas les monstres télépathes qu’il croyait ? Une fable drôle, aux personnages attachants, qui balance très bien le haha et le bouhouhou.  Quand un film repose sur les épaules d’acteurs enfants, ça passe ou ça casse. Ici, le jeune Roman Griffin Davies relève le défi haut la main. Il est non seulement excellent, mais aussi très attachant. Son acolyte binoclard, Archie Yates, m’a fait pleurer de rire par ses remarques naïves et sa bonne humeur inébranlable. On note aussi un Sam Rockwell qui s’amuse visiblement et une Rebel Wilson toujours aussi drôle. Le film semble avoir plu à plusieurs, mais certains critiques «uptight» (ou plus stricts)  mentionnent que faire des blagues avec le mouvement nazi ce n’est pas correct. Justement, je trouve que Waititi s’en sort vraiment bien, les blagues sont bonnes et les moments émotifs ne sont pas trop «cheesy». Bref, un excellent film qui pourrait se résumer en disant : Mon ami imaginaire Hitler par Wes Anderson, mais en plus drôle.

 

 

Diner

Film déjanté et éclaté de la photographe japonaise Mika Ninagawa, Diner raconte l’histoire d’une pauvre fille qui se retrouve serveuse dans un restaurant qui ne dessert que des tueurs. Si le scénario aurait mérité d’être resserré, visuellement le film est incroyable. J’avais les dents sèches à la fin du film tellement j’ai gardé la bouche ouverte longtemps. Je tiens à le souligner, ici ce n’est pas la trame narrative qui est marquante ou même intéressante, mais le visuel. L’histoire n’a rien de bien incroyable pour peu qu’on ait déjà lu des mangas ou écouté des films de Takashi Miike. Over the top, les acteurs qui surjouent, le sang qui gicle partout, rien n’empêche le visuel d’être sublime à tout moment. Les acteurs sont charismatiques, et efficaces, et surtout  j’ai rarement vu un film aussi beau et divertissant visuellement. Le nombre de settings est ahurissant et les décors et de costumes sont d’une grande créativité.

Pain and Glory

Du grand Almadova !. La comparaison est facile, mais j’avais des un peu l’impression d’assister à 8 ½ à la sauce Almadovar. L’affiche du film de Fellini se retrouve même dans le film. Un réalisateur déprimé, souffrant des douleurs lancinantes, qui n’arrive plus à créer. Les jours se suivent et se ressemblent. Puis une cinémathèque présente un de ces vieux films restauré. On lui propose de présenter le film avec l’acteur principal. Or, il ne parle plus à cet acteur depuis la fin du tournage, il y a plus de 30 ans. Salvador décide de se rendre chez lui pour discuter, une chose mène à l’autre et ils fument de l’héroïne ensemble. S’ensuit un chassé-croisé entre le passé et le présent du réalisateur. Le film prend son temps et de fil en aiguille nous peint un portrait honnête  et sans pudeur d’un homme au bout du rouleau et en perte de repère. Je ne comprends pas pourquoi on ne voit pas plus souvent Antonio Banderas, il nous livre ici une performance digne d’un maître, il mériterait d’être plus souvent sur nos écrans.

 

 

Monos

Un rassemblement paramilitaire composé d’adolescents retient captif une docteure dans un lieu d’apparence extra-terrestre. Pourquoi les jeunes sont là, pourquoi retiennent-t’ils la docteure captive ? On ne le sait pas vraiment et je ne suis pas sûr qu’eux-mêmes le sachent. D’entrée, les personnages qui nous sont présentés n’ont pas de noms à proprement parlé. Ils ont des noms de guerre, Rambo, Wolf, Lady… Parfois un homme de petite taille très musclé vient s’assurer que tout est sous contrôle, il les entraîne, leur crie dessus. Il leur donne une vache pour se nourrir de son lait et l’équipe doit y faire attention sous peine de se faire tuer s’il lui arrivait quelque chose. Suite à une soirée arrosée, la vache rend l’âme sous l’AK-47 d’un des membres de l’équipe. Le leader des troupes prend le blâme et s’enlève la vie. Peu à peu, la tête brûlée de la bande s’approprie le rôle de leader. Mais ce Bigfoot n’a pas l’étoffe d’un leader, du moins pas un leader un positif. Peu à peu, les soldats de fortune sombrent dans le despotisme imprévisible et sans tête de ce Bigfoot. Moisés Arias, l’interprète de ce nouveau leader fêlé est incroyable. Son charisme inquiétant éclabousse l’écran à la seconde où il apparait.  Étrange de noter que certains le connaissent surtout pour son rôle dans la série Hannah Montana ou encore le film mielleux pour jeunes adolescents Five feet apart. Il nous offre ici un tout autre registre, nous présentant un côté effrayant et plus grand que nature qui surprend.  Visuellement, le film est étouffant et humide, on se croirait dans la jungle avec les membres de la troupe, retenus captifs tout comme la pauvre docteure qui perd de plus en plus de liberté.  Des bons acteurs, une bonne trame sonore, j’ai passé un sacré bon moment avec la troupe de gamins, qui me  rappelait ceux du film Le majasté des mouches.

Et voilà, ce sont  mes 4 coups de coeur du FNC 2019.

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